WiFi lent à Sigean et Narbonne : diagnostic et solutions durables
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Dépannage

WiFi lent à Sigean et Narbonne : diagnostic et solutions durables

WiFi instable ou débit faible ? Diagnostic terrain, optimisation des canaux, placement des points d’accès et réglages box pour un réseau fiable.

Kévin Moniaux
29 janvier 2026 6 min de lecture

Un WiFi lent est l'une des plaintes les plus fréquentes en dépannage informatique. Les utilisateurs ressentent des ralentissements, des coupures intermittentes, ou une couverture insuffisante. Pourtant, la plupart du temps, le problème n'est pas la ligne Internet elle-même, mais l'infrastructure WiFi : interférences, mauvais placement des points d'accès, canaux mal configurés, ou paramètres par défaut inadaptés. En région occitane, où les maisons peuvent être construites avec des matériaux anciens (pierre épaisse) ou implantées sur de grandes surfaces, ces problèmes sont amplifiés.


1. Comprendre les fondamentaux du WiFi : 2,4 GHz vs 5 GHz


Avant toute optimisation, il faut connaître les deux bandes de fréquence principales. La bande 2,4 GHz offre une meilleure portée et traverse mieux les obstacles, mais elle est très saturée : fours à micro-ondes, téléphones sans fil, systèmes domotiques, tous l'utilisent. À proximité de Narbonne ou Sigean, si plusieurs maisons sont proches les unes des autres, les signaux s'entrelacent et créent du bruit électromagnétique.


La bande 5 GHz est moins encombrée et plus rapide (jusqu'à 1,3 Gbps théoriquement), mais sa portée est réduite d'environ 30%. Elle ne traverse pas aussi bien les murs épais. La récente bande 6 GHz, disponible sur certains routeurs WiFi 6E, ajoute une troisième alternative moins saturée.


Pour une maison, la stratégie optimale est souvent de diffuser les deux bandes (dual-band) et de router intelligemment les appareils vers celle qui leur convient : appareils mobiles sur 2,4 GHz pour la mobilité, ordinateurs et NAS sur 5 GHz pour la performance.


2. Optimiser les canaux pour réduire les interférences


Le 2,4 GHz dispose de 13 canaux numérotés de 1 à 13. Le problème : ces canaux se chevauchent. Seuls les canaux 1, 6 et 11 sont non-chevauchants, ce qui signifie que l'utilisation de tout autre canal crée des interférences avec ses voisins directs. En zone dense (quartier résidentiel, immeuble), il est courant de trouver 5 à 10 réseaux WiFi voisins.


La solution : utiliser un analyseur WiFi (gratuit : WiFi Analyzer sur Android, NetSpot sur Windows, ou iStumbler sur Mac) pour scanner les réseaux voisins et identifier quel canal (1, 6 ou 11) est le moins encombré. Il n'est pas rare de gagner 20-30% de débit simplement en changeant de canal.


Pour la bande 5 GHz, le choix est plus large : 19 canaux au minimum. Il faut utiliser un analyseur WiFi pour vérifier quels canaux sont disponibles. Une largeur de canal plus large (40 ou 80 MHz) augmente le débit mais augmente aussi le risque d'interférences.


  • Tester les canaux 1, 6 et 11 sur 2,4 GHz (seuls les non-chevauchants)
  • Utiliser un analyseur WiFi pour mesurer le bruit et la saturation
  • Changer de canal tous les 6 mois ou lors de perturbations
  • Sur 5 GHz, préférer les canaux 36-48 ou 149-165 (moins encombrés)

3. Positionnement stratégique des points d'accès


Le placement du routeur ou du point d'accès WiFi est crucial. Beaucoup de gens laissent la box Internet en bas d'un meuble ou dans un placard, ce qui dégrade drastiquement la couverture. Un point d'accès idéal doit être central, en hauteur (sur une étagère haute ou fixé au plafond), et loin des sources d'interférences.


Dans le contexte des maisons anciennes du Midi (pierre calcaire très épaisse), les murs peuvent absorber 50% du signal. Placer l'AP en position centrale au lieu de le repousser dans un coin peut améliorer la couverture de plusieurs pièces. Un routeur dont les antennes sont verticales couvrira mieux horizontalement ; des antennes positionnées à 45° offrent un bon compromis.


Cas réel : chez un client de Sigean avec une maison de 200 m², le débit chutait de 80% dans les chambres du fond. Après analyse, la box était placée en bas du meuble de l'entrée. Déplacement en hauteur au centre du rez-de-chaussée : couverture homogène retrouvée partout. Coût zéro, gain mesurable.


  • Position centrale et surélevée (1,5-2 m du sol)
  • Éviter les placards fermés, gaines techniques, caves
  • Loin des micro-ondes, aquariums, radiateurs (sources de bruit)
  • Pour grande surface : mesh WiFi ou points d'accès supplémentaires en AP mode
  • Préférer un AP dédié à un bon répéteur (perte moins importante)

4. Identifier et mesurer le problème : diagnostique terrain


Avant d'acheter du matériel, mesurer est essentiel. Trois tests simples suffisent : un test de débit en Ethernet directement sur la box (pour confirmer la ligne), un test en WiFi près du routeur, et un test dans les zones critiques (chambre, bureau, jardin).


Les outils gratuits incluent Speedtest.net, mais aussi des mesures plus détaillées : l'intensité du signal (RSSI en dBm), le rapport signal/bruit (SNR), le type de modulation (802.11ac, 802.11ax). Sur Android, WiFi Analyzer affiche tout cela graphiquement. Sur Windows, NetSpot ou WLAN Info offrent des analyses détaillées.


Cas réel : un petit cabinet dentaire de Narbonne se plaignait de visioconférences qui coupaient. Test : le débit d'accès n'était pas le problème (20 Mbps en ADSL suffisent), mais le signal WiFi en salle de consultation était de -85 dBm (borderline). Ajout d'un point d'accès en mesh : problème résolu, délai ajouté : 2 heures, coût : 150 €.


  • Tester d'abord en Ethernet pour isoler la ligne
  • Mesurer le RSSI (puissance du signal) en chaque point : -30 à -70 dBm c'est bon, -85 dBm c'est problématique
  • Vérifier le SNR (signal-to-noise ratio) : >20 dB est satisfaisant
  • Cartographier la couverture pièce par pièce pour identifier les zones mortes

5. Configuration QoS : prioriser les usages critiques


Même avec un bon débit, si plusieurs utilisateurs téléchargent en même temps, la visioconférence ou la VoIP peut souffrir. La QoS (Quality of Service) permet de prioriser certains types de trafic. Naviguer sur Internet est tolérant aux délais ; la vidéoconférence ne l'est pas.


Presque tous les routeurs modernes offrent une interface QoS basique. Quelques exemples de configuration : prioriser les ports TCP 5004-5005 (VoIP), limiter la bande passante des téléchargements torrents ou des services cloud de sauvegarde, garantir une bande minimale aux appareils professionnels.


Pour les petites entreprises (comme des cabinets à Sigean), une configuration QoS simple : 50% de bande pour la VoIP et vidéoconférence, 50% partagé entre le reste. Résultat : plus de coupures lors d'appels importants.


  • Accéder à l'interface du routeur (souvent 192.168.1.1 ou 192.168.0.1)
  • Activer QoS et prioriser les ports VoIP (RTP : 5004-5005, SIP : 5060)
  • Limiter la bande des services non-critiques (torrents, mises à jour de fichiers volumineux)
  • Tester en chargeant le réseau (ex : lancer un téléchargement lourd) et constater la stabilité VoIP

6. Mise à jour et sécurité du routeur


Un routeur obsolète n'est pas seulement moins performant : il est aussi une porte d'entrée pour les attaques. Les fabricants publient régulièrement des correctifs de performance et de sécurité. Vérifier et installer les mises à jour est simple mais souvent oublié.


7. Solutions pour grandes surfaces : mesh WiFi


Pour une maison de plus de 150 m² ou avec de nombreux obstacles, un seul point d'accès ne suffit souvent pas. Plutôt que des répéteurs (qui divisent la bande passante), un système mesh est meilleur : plusieurs nœuds se communiquent via une liaison dédiée ou la même fréquence.


Systèmes populaires : ASUS AiMesh, NETGEAR Orbi, Ubiquiti UniFi. L'avantage : roaming transparent (déplacement d'une pièce à l'autre sans reconnexion), meilleure couverture, performances stables. L'investissement : 200-800 € selon la taille et le débit souhaité.


Intervention locale : je me déplace


Je propose un service de diagnostic WiFi sur place pour les particuliers et PME : analyse de la couverture avec outils professionnels, cartographie des zones mortes, recommandations matériel et configuration, optimisation en direct. Le diagnostic complet prend environ 2 heures et permet souvent d'éviter des achats inutiles en exploitant mieux ce qui existe déjà.


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